Bientôt une bourse des matières premières au Cameroun

Ce sont les matériaux de base tels que le cacao, le café, l’huile de palme brute ou encore le maïs qui seront cotés à la Cameroon Commodity Exchange, la future bourse des matières premières du Cameroun.

La bourse des matières premières du Cameroun sera effective dans un an. Elle s’appellera Cameroon Commodity Exchange et ce sont les matériaux de base tels que le cacao, le café, l’huile de palme brute ou encore le maïs qui y seront cotés.

L’information a été publiée le 10 avril dernier au cours d’un point de presse organisé par Luc Magloire Mbarga Atangana, le ministre du Commerce.

« La bourse des matières premières permettra une commercialisation de manière transparente. Produire et vendre de manière transparente est nécessaire pour booster notre économie», a expliqué le ministre Mbarga Atangana.

La première phase de l’étude de faisabilité devant conduire à la mise en place de la Cameroon Commodity Exchange vient d’être bouclée.  Cette étude a été réalisée dans les régions de l’Ouest, du Sud Ouest, du Nord Ouest, du Centre et du Littoral.  Elle avait pour but de déterminer les types de produits à commercialiser dans chaque région et les possibilités de stockage de chaque type de produit.  Il s’agissait aussi de faire l’état des lieux des infrastructures de transport et de communication.

Au terme de ce premier tour des régions, le cabinet chargé de l’étude de faisabilité a, entre autres conclusions, constaté que les acheteurs pourraient être confrontés à l’enclavement des principales zones de production, ce qui pourrait impacter sur le prix d’achat des matières premières.  L’étude de faisabilité dans les régions restantes devrait prendre environ six mois. Puis le processus sera lancé afin que la bourse commence à fonctionner dans les 12 prochains mois.

Sur le fonctionnement concret de cette bourse des valeurs, le ministre Mbarga Atangana a expliqué que les grossistes et les coopératives agricoles pourront collecter ou acheter les marchandises auprès des producteurs, les rassembler et les amener au point de stockage le plus proche.  La marchandise sera ensuite répertoriée,  classée en fonction de la qualité et d’autres critères préétablis, puis vendue.

Pour l’instant, l’acheteur devra se rendre sur le lieu de stockage pour pouvoir acheter une marchandise. Des précisions n’ont pas été données sur les possibilités de cotation en ligne ou par téléphone.

Anne Mireille Nzouankeu

A propos nzouankeu

Bonjour Je suis Anne Mireille Nzouankeu, journaliste camerounaise. Je m'intéresse aux questions de développement, droits de l'homme, environnement et santé. Je suis lauréate de plusieurs prix journalistiques parmi lesquels -3ème prix Afrique du Lorenzo Natali awards 2011, le plus prestigieux prix journalistique dans le domaine des droits de l'Homme -Finaliste du Dabra 2011, un prix international qui récompense les meilleurs journalistes africains dans le domaine de l'économie -Lauréate du projet Twenty Ten, une collaboration entre World Press Photo, FreeVoice, Africa Media Online et Lokaalmondiaal soutenue financièrement par la Dutch Postcode Lottery. Ce projet a permis à plus d’une centaine de journalistes africains originaires de 34 pays de rédiger des articles en profondeur sur le football africain et sur l’impact de la Coupe du Monde 2010 sur le continent.
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