Les cadres du HCR au Cameroun libérés

Mamady Fata Kourouma, le chef du bureau du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) à Bertoua et son adjoint Adama étaient séquestrés à l’Est du Cameroun par des réfugiés centrafricains.

Mamady Fata Kourouma, le chef du bureau du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) à Bertoua et son adjoint Adama ont retrouvé la liberté après plusieurs jours de négociation entre les autorités administratives camerounaises et les représentants des réfugiés centrafricains à Bertoua. Les réfugiés ont séquestré ces hauts responsables du HCR la semaine dernière. Ils réclamaient ainsi l’obtention de leur carte de réfugiés, une pièce d’identité qui leur permettra de circuler librement sur toute l’étendue du territoire camerounais. Certains qui souhaitent rentrer en République centrafricaine (RCA) demandent une aide au retour dans leur pays.

52.000 centrafricains repartis sur plusieurs sites sont actuellement réfugiés à l’Est du Cameroun. Parmi eux se trouveraient plusieurs anciens soldats qui, selon des sources administratives, posséderaient des armes automatiques. Il semble donc nécessaire de les désarmer avant de leur permettre de circuler librement sur le territoire camerounais.

De leur coté, les populations disent ne plus supporter la présence de ces réfugiés. Elles se plaignent de plusieurs cas de vol, du fait que les réfugiés les violentent et tentent d’enlever leurs épouses. Une situation qui créé une tension permanente dans la région.

Dieudonné Ivaha Diboua, le gouverneur de la région de l’Est a tenu ce lundi 6 janvier 2014, une réunion entre les populations, les réfugiés et le HCR, afin d’apaiser la situation et trouver une solution qui arrange tout le monde.

Au cours de cette réunion, les réfugiés ont demandé leur recasement dans un autre site plus favorable. Le HCR a déclaré que 28 écoles, plusieurs forages et centres de santé ont déjà été construits au profit de ces réfugiés. Le gouverneur a conclu en disant que ceux qui veulent semer le trouble ne seront pas tolérés sur le territoire, afin que le Cameroun reste un pays de paix.

Anne Mireille Nzouankeu

A propos nzouankeu

Bonjour Je suis Anne Mireille Nzouankeu, journaliste camerounaise. Je m'intéresse aux questions de développement, droits de l'homme, environnement et santé. Je suis lauréate de plusieurs prix journalistiques parmi lesquels -3ème prix Afrique du Lorenzo Natali awards 2011, le plus prestigieux prix journalistique dans le domaine des droits de l'Homme -Finaliste du Dabra 2011, un prix international qui récompense les meilleurs journalistes africains dans le domaine de l'économie -Lauréate du projet Twenty Ten, une collaboration entre World Press Photo, FreeVoice, Africa Media Online et Lokaalmondiaal soutenue financièrement par la Dutch Postcode Lottery. Ce projet a permis à plus d’une centaine de journalistes africains originaires de 34 pays de rédiger des articles en profondeur sur le football africain et sur l’impact de la Coupe du Monde 2010 sur le continent.
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