Quatre étudiants interpellés à l’université de Yaoundé II le 29 juin

Denis Atangana, le leader du collectif « Sauvons l’université de Yaoundé II-Soa », ainsi qu’Hervé Nzouabet, Barthelemy Tchaleu et Soulemanou Njouonkou, membres de l’Association de défense des droits des étudiants du Cameroun (Addec), interpellés au campus universitaire de Yaoundé II le 29 juin dernier, ont comparu hier, 3 juillet 2012  au tribunal de Mfou.

Ils ont été interpellés alors qu’ils voulaient prendre part à une manifestation pour demander le départ de l’ex-recteur de Yaoundé II Jean Tabi Manga, ainsi que de deux doyens de la même institution universitaire.

Les quatre étudiants sont poursuivis pour les faits de réunion et manifestation publique sans autorisation. Après l’énoncé des charges et les plaidoiries des avocats de la défense, Josiane Aboutou, le président du tribunal de Mfou, a mis l’affaire en délibéré pour le 17 juillet prochain.

Le collectif d’avocats de la défense composé de Hyppolite Meli, Yves Ndzode, Manga Minkoulou et Jean-Blaise Etoua se dit confiant car pour ces avocats, « le dossier n’a pas de faits ».

Pour ce qui est de l’infraction visée, les avocats de la défense ont expliqué à l’audience que ces quatre jeunes ne peuvent être condamnés pour n’avoir pas déclaré leur manifestation.

En fait, la manifestation devait se tenir dans l’enceinte du campus universitaire. Pour cela, la déclaration ne doit pas se faire chez le sous-préfet, mais plutôt chez le recteur car l’université est soumise à des lois spéciales.

Or dans une lettre adressée aux autorités policières le 27 juin et ayant pour objet « Menace de perturbation à l’université de Yaoundé2 », Jean Tabi Manga déclare avoir reçu une correspondance du collectif d’étudiants dirigé par Denis Atangana, qui « appelle les étudiants à un mouvement insurrectionnel » à l’université de Yaoundé II.

 Il demande par la suite à la police d’assurer la sécurité autour et dans le campus. L’ex-recteur n’a pas interdit la manifestation comme de droit, il a plutôt écrit à la Police. C’est faisant suite à cette lettre que la police a interpellé ces étudiants et les a déferré au parquet de Mfou.

De plus, l’infraction est rendue impossible pour les trois membres de l’Addec puisqu’ils ont été interpellés avant d’avoir pu assister à la manifestation.

Anne Mireille Nzouankeu

A propos nzouankeu

Bonjour Je suis Anne Mireille Nzouankeu, journaliste camerounaise. Je m'intéresse aux questions de développement, droits de l'homme, environnement et santé. Je suis lauréate de plusieurs prix journalistiques parmi lesquels -3ème prix Afrique du Lorenzo Natali awards 2011, le plus prestigieux prix journalistique dans le domaine des droits de l'Homme -Finaliste du Dabra 2011, un prix international qui récompense les meilleurs journalistes africains dans le domaine de l'économie -Lauréate du projet Twenty Ten, une collaboration entre World Press Photo, FreeVoice, Africa Media Online et Lokaalmondiaal soutenue financièrement par la Dutch Postcode Lottery. Ce projet a permis à plus d’une centaine de journalistes africains originaires de 34 pays de rédiger des articles en profondeur sur le football africain et sur l’impact de la Coupe du Monde 2010 sur le continent.
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