Cameroun: Dans l’univers des facilitateurs de voyage vers l’Amérique, l’Europe de l’Est, l’Asie…

A la recherche du visa Schengen

On transite par la Pologne, l’Ukraine, la Slovaquie ou la Lettonie pour rentrer dans un pays de l’Union européenne.

Le nombre d’annonces qui proposent des possibilités d’étudier à l’étranger est croissant dans les journaux. On peut, par exemple lire : « Inscrivez vous et obtenez vos diplômes dans toutes les filières. Transfert après deux ans aux Usa, Angleterre, Canada. Visa garanti. NB : entrer à l’université sans Bac possible ». Ces groupes, à l’exemple de « Jeunesse sans frontières » ou d’« Interconsulting », proposent des destinations telles que la Russie, la Lettonie, la Slovaquie.

Dans les universités proposées par ces groupes, les cours sont tous dispensés en anglais. Les diplômes que l’on peut obtenir sont le Bachelor, après trois années d’études, et le Master après cinq années d’études. Les filières, quant à elles, sont aussi variées que : «Mechanical Engineering », «Aircraft maintenance », « Telecommunications », « Management » ou encore «Environmental science ».

De plus, « nous avons noué des partenariats avec des universités qui proposent aux étudiants de commencer leur cursus dans un de ces pays et de les finir en Grande-Bretagne, par exemple. Ces partenariats prévoient également que l’étudiant puisse bénéficier d’une réduction de ses frais de scolarité pouvant aller jusqu’à 40%, si son inscription se fait par notre biais», explique Venant Hareri, le directeur de l’ONG Educontact.

Pour étudier à l’étranger par le biais de l’Ong Educontact, par exemple, il faut constituer un dossier comprenant des photocopies certifiées conformes des diplômes et des relevés de notes, une photocopie du passeport, 3 photos 4X4 et des frais de dossier. « Ces frais varient de 100 à 250 dollars en fonction du pays choisi. Toutefois, il ne s’agit pas d’une commission versée pour les conseils que nous fournissons. Ce sont les frais exigés dans les universités et qui sont versés directement dans leurs comptes bancaires respectifs », précise venant Hareri.

Le dossier ainsi constitué est transmis à l’université, qui renvoie ensuite la lettre d’admission. «Les frais de scolarité sont spécifiés dans la lettre d’admission», ajoute Venant Hareri. Une fois la lettre d’admission reçue, l’étudiant doit prévoir des frais de procédure et des frais d’ « assistance-visa» qui peuvent aller à près d’un million de Francs cfa.

S’exprimant sur la sécurité des étudiants une fois partis dans ces pays, Venant Hareri déclare : « A la suite de certaines violences perpétrées sur des étudiants, nous avons arrêté d’envoyer des jeunes dans des pays tels que la Russie. De plus, nous gardons le contact avec nos étudiants et continuons d’apporter notre aide à ceux qui veulent changer de pays ». Pour illustrer ses propos, il montre des photos d’étudiants camerounais en Lettonie, qui sont collées sur les murs de son bureau.

Inde : New York via New Delhi ?

Beaucoup de candidats aux études dans ce pays d’Asie espèrent se retrouver plus tard en Amérique du Nord.

Situé dans un immeuble au carrefour Biyem-assi à Yaoundé, le bureau ne porte pas d’inscription. Juste des affiches publicitaires représentant l’université de Bangalore en Inde. « Nous ne sommes qu’une représentation, nous avons reçu l’autorisation de cette université pour les représenter au Cameroun », explique Bertin K., qui se présente comme le responsable de la représentation. Une autorisation délivrée par « Ramakrishna Education Trust », et datée du 18 juillet 2009, est accrochée sur un pan du mur. Rédigée en anglais, elle indique qu’elle confère tous les pouvoirs à Bertin K. pour recruter des étudiants au Cameroun pour son compte.

Bertin K. précise qu’on entre dans cette université avec les niveaux Bepc, Baccalauréat, Bts et Licence. S’exprimant sur les motivations que peuvent avoir des étudiants camerounais pour aller étudier en Inde, Ernest, un postulant rencontré sur place, dit : « A l’international, le diplôme indien est mieux reconnu que le diplôme camerounais. De plus, ces diplômes offrent plus de facilités pour des emplois ou d’autres études au Canada et aux Etats-Unis ». Bertin K. appuie les propos du postulant en ajoutant qu’ « il est très facile pour une personne résidant en Inde de se rendre en Amérique ».

Pour constituer le dossier d’accès à « Bangalore city college », par exemple, il faut une lettre d’admission de l’université, fournie par la représentation locale. Il faut également un ordre de virement bancaire au compte de l’école, une autorisation écrite du parent ou d’un membre de la famille, un curriculum vitae, 3 photos 4X4, un carnet de vaccination international et une copie certifiée conforme des diplômes. L’admission se fait sur simple étude de dossier.

«L’étudiant doit prévoir 205.000 Fcfa, au titre de frais de demande de visa », précise Bertin K. Il ajoute également que « Bangalore city college offre 36 filières. Par exemple, biotechnology, fashion and apparel design, electronic science, science in communication ou encore finance and accounting ». Pour ce qui est de l’accueil et de l’orientation des étudiants en Inde, Bertin K. explique : «Je voyagerai avec la première vague d’étudiants. Une fois installés, ces étudiants pourront à leur tour accueillir les nouveaux arrivants ».

Bertin K., qui affirme clairement n’avoir aucun lien avec le consulat de l’Inde au Cameroun, ajoute : «Dès que le dossier d’un étudiant est accepté, l’université facilite sa procédure d’obtention de visas ».

Ernest, ingénieur des travaux publics en chômage, est en train de s’inscrire pour un Master en Télécommunications en Chine. Il affirme ne pas avoir de doutes quant au sérieux de cette université privée. « La Chine est la cinquième puissance industrielle du monde, avec cinq satellites dans le ciel. Elle a une technologie très avancée et est un pays stratégique pour des grosses sociétés comme Yahoo, Nike, IBM et Microsoft qui y sont installées », avance –t-il comme argument. Bien que tous les cours soient dispensés en anglais, il pense pouvoir très vite s’y adapter, bien qu’ayant effectué toutes ses études en français.

Frais pour des études à « Bangalore city college » en Inde

Bachelor (6 semestres) : 1.500.000 Fcfa pour la première année puis 300.000 Fcfa par semestre

Total : 3.000.000 Fcfa

Master 1.500.000 Fcfa par semestre. Total : 6.000.000 Fcfa

Logement et nutrition à la cité universitaire : 750.000 Fcfa/ an

Canada : Les représentants du cabinet Michel Baubien proposent des inscriptions à Stouffville College. Tandis que le Haut-commissariat recommande la prudence.

Au quartier Tsinga à Yaoundé, l’indication « Représentant du cabinet Michel Beaubien, expert en immigration au Canada » est visible à l’entrée d’un bureau situé dans un immeuble. Dans la salle d’attente, un couple fournit des informations personnelles à une dame qui l’ aide à remplir un formulaire. D’après les questions qui leur sont posées, on comprend qu’il s’agit d’informations sur les études, l’expérience professionnelle et les revenus du couple. L’on apprendra, par exemple, que l’époux est enseignant, tandis que la femme est médecin. Des drapeaux camerounais et canadiens sont accrochés à tous les angles de la pièce. Ici, on n’aime pas trop les journalistes : « Je ne sais pas si je dois vous parler, car si vous publiez des mauvaises informations sur notre cabinet, je risque d’avoir des problèmes avec mon patron », dit la secrétaire d’une voix craintive. De fil en aiguille, on pourra tout de même apprendre que ce cabinet travaillerait en partenariat avec le « Stouffville Collège », qui serait une université basée au Canada.

« Après la sélection du candidat, nous lui remettons le numéro de compte de l’université, dans lequel il devra verser la somme de 250. 000 Fcfa représentant les frais d’inscription. Après avoir présenté les reçus de versement, le dossier du candidat est acheminé en Côte-d’ivoire pour l’obtention du visa », ajoute la secrétaire. Le responsable du cabinet est toujours absent. « Il vaut mieux laisser votre numéro de téléphone, il vous rappellera », explique la secrétaire. Au Haut-commissariat du Canada à Yaoundé, une affiche, avec pour titre : «Alerte à la fraude en matière d’immigration », est placardée en évidence sur un pan du mur. Entre autres recommandations, on peut y lire : « Les bureaux canadiens des visas ne vous demanderont jamais de déposer un montant d’argent dans un compte bancaire personnel, ni de transférer des fonds par l’entremise d’une entreprise privée de transfert de fonds donnée ». Toutefois, on reconnaît que le gouvernement canadien accorde des accréditations à des consultants et à des avocats, qui sont chargés de prodiguer des conseils aux demandeurs de visa. « Le service d`immigration de l`Ambassade du Canada n`a aucun lien avec les diverses entreprises de consultants ou d`avocats qui sont autorisées à représenter les demandeurs de visa. Les dossiers des personnes qui ont un représentant ne sont pas non plus traitées plus rapidement ou plus favorablement », précise la chargée de l’accueil du Haut-commissariat du Canada au Cameroun.

Afin d’éviter toute arnaque, le Haut-commissariat du Canada au Cameroun recommande à toute personne désireuse d’immigrer au Canada, pour quelque motif que ce soit, de consulter le site de l’ambassade du Canada en Côte d’ivoire, à l’adresse: http://www.abidjan.gc.ca ou le site du gouvernement canadien à l’adresse : http://www.cic.gc.ca.

La Malaisie et Chypre sans frontières

Situé au quartier Essos de Yaoundé, l’ONG « Jeunesse sans frontières » reçoit desjeunes désireux d’étudier hors du Cameroun. La liste des étudiants que l’association a réussi à faire partir à l’étranger au cours de l’année académique 2007-2008 est affichée sur un mur, derrière la secrétaire. Il s’agit de 36 personnes à Chypre, 30 personnes en Malaisie, 7 personnes au Maroc et 4 personnes en Hollande.

Selon Ruth, la chargée de l’orientation de « Jeunesse sans frontières, cette organisation qui a été légalisée en 2004, a pour objectif : « de faciliter le voyage des étudiants pour des raisons d’études ou de tourisme culturel ». Les universités avec lesquelles travaille cette organisation, à l’exemple du « Riga Technical university de Chypre et du « British University in Malaisia », forment dans des filières telles que : l’architecture, l’électronique, les télécommunications, l’économie, l’anglais ou encore le management.

Petit Fokou : 600.000 Fcfa et pas de visa pour l’Ukraine. Il voulait sortir, le document nécessaire n’est jamais sorti.

Debout près d’un porte-tout, Petit Fokou , un jeune homme d’environ 22 ans, discute avec une cliente qui souhaite acheter une rallonge électrique. Ce jeune commerçant qui se présente comme un technicien en bâtiment, dit avoir été arnaqué par des individus, regroupés en association, qui lui promettaient de lui faciliter l’obtention d’un visa étudiant pour l’Ukraine.

Petit Fokou , de teint noir et d’allure svelte, doit son nom au type d’activité qu’il mène. Il tient en effet, une quincaillerie ambulante, que ses amis comparent au supermarché Fokou, mais à une petite échelle. Il dit avoir commencé cette activité tout en étant élève, ce qui lui a permis d’épargner de l’argent pour poursuivre ses études à l’étranger. « On m’a dit qu’en Ukraine, on recherche des personnes pour travailler dans des chantiers de construction. Il parait qu’on peut gagner beaucoup d’argent pendant qu’on étudie. La vie est dure au Cameroun, il n’y a pas de travail. Tu vas fabriquer des parpaings dans un chantier, on te donne 50 Fcfa par parpaing : qu’est ce que tu peux faire avec une telle somme ?», dit-il, pour justifier son désir d’immigrer.

Dans sa quête d’un visa pour l’Ukraine, il se rend aux Ets L. K., situé au carrefour Ceper à Elig-Essono. «Je connaissais des gens qui étaient déjà passés par eux et qui avaient voyagés sans problèmes. La procédure pour s’inscrire dans une école et obtenir le visa coûte 3.000.000 Fcfa et il faut prévoir 800.000 Fcfa en plus, pour le billet d’avion. Mais en réalité, les frais de scolarité ne s’élèvent qu’à 680.000 Fcfa. La somme d’argent supplémentaire sert à couvrir les frais d’envoi des dossiers par DHL [une société de transport de colis à l’international, ndlr] », explique Petit Fokou. Même s’il dit ne plus se souvenir du nom de l’école dans laquelle il voulait s’inscrire, il affirme tout de même : « j’ai commencé mon dossier en février 2008. Je ne me rappelle plus du jour exact mais je me souviens que je devais voyager le 28 mai 2008. Ils m’ont demandé de leur donner mes diplômes, mon passeport, la photocopie de ma carte nationale d’identité et 1000 dollars. Comme diplôme, j’ai fourni le Certificat d’aptitude professionnelle et j’ai avancé 600.000 Fcfa. Ils m’ont dit qu’ils allaient envoyer tous ces documents par DHL, et que l’école allait leur envoyer la lettre d’invitation, qu’ils enverraient soit au Nigeria, soit en France, pour l’obtention du visa. La procédure devait durer un mois ».

« Chaque fois que j’allais demander quel est l’état d’avancement de mon dossier,la personne que je trouvais me disait que l’université a déjà envoyé la lettre d’invitation et que c’est DHL qui retarde », ajoute-t-il. Après deux mois d’attente, Petit Fokou s’impatiente. «J’ai constaté que des personnes qui avaient commencées les dossiers au même moment que moi avaient obtenu leur visa et étaient parties. Je suis allé à Ets L.K., et j’ai grondé pour qu’ils me remboursent mon argent. Ils ne m’ont même pas répondu : ils me regardaient juste sans rien dire. Jusqu’à ce jour, je n’ai obtenu ni le visa, ni le remboursement de mon argent. Je pense qu’ils ont pris mon argent pour aller boire avec les femmes dans les cabarets », dit-il d’un air résigné. «Je n’ai plus rien. Regardes comment mes chaussures sont percées », dit-il en montrant sa paire de tennis dont la semelle du pied gauche est à moitié décollée. La veille déjà, il portait un pantalon déchiré au niveau de la cuisse.

Cette mésaventure a tout de même servi de leçon à Petit Fokou. « J’étais trop naïf à l’époque. Maintenant j’ai compris qu’on n’achète pas le visa : on n’a donc pas besoin d’intermédiaire. Si je veux voyager à nouveau, je contacterais directement l’université », dit-il.

Alex Fouwa : « La qualité des enseignements n’est pas assurée ». Cet ancien étudiant d’une université chypriote a du mal à faire reconnaître ses diplômes.

Comment êtes-vous arrivés à Chypre ?

J’allais à l’université de Yaoundé II pour regarder mes résultats et j’ai vu une affiche qui demandait à toute personne désireuse de poursuivre ses études à l’étranger d’appeler un numéro de téléphone. J’ai donc contacté cette association J’étais le premier client de cette association. M. Venant, le responsable de l’association, m’a donné une liste de pays de l’Europe de l’Est et j’ai choisi d’aller faire un Master en Relations Internationales en Autriche. J’ai payé 65.000 Fcfa de frais d’ouverture de dossier et je lui ai donné tous les papiers qu’il demandait.

Il fallait ensuite lui payer 350.000 Fcfa comme frais de suivi de dossier et d’assistance-visa. Après quatre mois, il m’informe que je n’ai pas été retenu pour l’Autriche, car il manquait certains documents dans mon dossier et il me présente plutôt ma lettre d’admission à Americanos College de Chypre. J’ai donc payé presque deux millions de frais de scolarité pour un semestre et j’y suis allé pour commencer la session de février 2006.

L’accueil à Chypre vous a-t-il satisfait ?

Avant que je n’y aille, il y avait une première vague d’étudiants qui était allée en septembre et qui avait eu beaucoup de problèmes. Déjà, ils étaient pratiquement les premiers Noirs à arriver sur l’île et au départ du Cameroun, M. Venant leur avait dit que l’école devait les accueillir à l’aéroport et les loger. Mais à leur arrivée, il n’y avait aucun dispositif d’accueil. Ne sachant de quel côté se diriger, ils sont d’abord allés dans des hôtels avec le peu d’argent de poche qu’ils avaient. Puis, ils ont trouvé une maison qui n’était même pas commode, mais ils n’avaient pas de choix, car ils n’avaient personne pour les orienter. Disons que cette première vague nous avait déjà raconté leurs souffrances mais ayant déjà payé la pension, j’étais obligé d’y aller. Nous étions une vague de sept Camerounais et nous avons eu plus de chance, car les premiers arrivants nous ont accueillis. Nous avons passé la première nuit chez eux et le lendemain, ils nous ont aidé à trouver un logement. Nous sommes allés au «College» et nous avons commencé les cours.

Je pensais faire des études en relations internationales, mais, sur place, j’ai été obligé de m’inscrire pour un MBA [équivalent du Master ou du DEA, ndlr] en marketing. Mes camarades et moi avons eu des problèmes de langue. La langue principale là bas est le grec. Et l’anglais n’est qu’une langue secondaire. De plus, dans les petites universités privées, le niveau de langue anglaise des enseignants est approximatif. Les enseignants prodiguent les cours en anglais et les explications se font en grec, pour que les étudiants grecs chypriotes comprennent bien et nous les étrangers avions beaucoup de mal à bien suivre les cours.

Quels conseils donnez-vous aux parents et étudiants camerounais ?

Je vais demander aux parents de ne pas se fier à ce que les recruteurs racontent à la télévision et dans les journaux. Les bonnes universités n’ont pas besoin de représentants pour recruter les étudiants. Elles sont au contraire assaillies par les demandes des étudiants et généralement elles sont très sélectives, car ne pouvant répondre favorablement à toutes les demandes.

Les possibilités d’emploi pour les étrangers sont nulles. Avant de commencer tes études, tu signes des papiers pour dire qu’une fois que tes études sont finies tu vas rentrer chez toi. Quand nous sommes arrivés là-bas, l’étudiant étranger n’avait pas le droit de travailler : même pour un stage académique. Si on en surprenait un, l’employeur payait des amendes et allait immédiatement en prison. Il n’y a donc pas de travail au noir à Chypre comme dans d’autres pays. Imaginez-vous que j’ai un MBA en marketing sans avoir jamais effectué un stage. La qualité des enseignements n’est pas assurée.

Toutefois, depuis 2008, le parlement a voté une loi qui permet aux étudiants de travailler uniquement dans les plantations et les laveries automobiles. Il faut que nos frères sachent qu’il est impossible de se faire employer là-bas.

Pour ceux qui pensent qu’ils peuvent passer par Chypre pour aller dans d’autres pays tels que l’Angleterre, je leur dis que cela n’est pas possible. Dans toutes les chancelleries occidentales là-bas, on refuse systématiquement les visas. On demande au requérant de rentrer demander le visa à partir de son pays d’origine. Après mon MBA, j’ai voulu m’inscrire dans une université anglaise, mais mon diplôme n’a pas été reconnu : on m’a demandé de recommencer le MBA.

Si c’était à refaire, je ne le referais pas et je ne conseillerais jamais à quelqu’un d’y aller. Le seul aspect positif à Chypre est que le taux de criminalité est nul. Là bas, on gare les voitures et on laisse les clés sur le contact. Tu peux dormir sans verrouiller ta porte.

Enquête réalisée par Anne Mireille Nzouankeu et publiée le 25/08/09

A propos nzouankeu

Bonjour Je suis Anne Mireille Nzouankeu, journaliste camerounaise. Je m'intéresse aux questions de développement, droits de l'homme, environnement et santé. Je suis lauréate de plusieurs prix journalistiques parmi lesquels -3ème prix Afrique du Lorenzo Natali awards 2011, le plus prestigieux prix journalistique dans le domaine des droits de l'Homme -Finaliste du Dabra 2011, un prix international qui récompense les meilleurs journalistes africains dans le domaine de l'économie -Lauréate du projet Twenty Ten, une collaboration entre World Press Photo, FreeVoice, Africa Media Online et Lokaalmondiaal soutenue financièrement par la Dutch Postcode Lottery. Ce projet a permis à plus d’une centaine de journalistes africains originaires de 34 pays de rédiger des articles en profondeur sur le football africain et sur l’impact de la Coupe du Monde 2010 sur le continent.
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Un commentaire pour Cameroun: Dans l’univers des facilitateurs de voyage vers l’Amérique, l’Europe de l’Est, l’Asie…

  1. ketchatang teukam dit :

    je veux etre immigrand

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