Les droits de l’homme évalués

Une délégation de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples séjourne au Cameroun.

 

Des membres de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples sont arrivés au Cameroun le 1er février dernier pour faire l’état des lieux de la protection des droits de l’homme au Cameroun.

Ils auront, ce jour à Yaoundé, une rencontre avec les membres de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés.

Le calendrier des travaux de la délégation officielle prévoit également des rencontres avec les responsables en charge de la justice, de l’administration pénitentiaire, de la sécurité, de l’administration territoriale, de la communication, de l’Assemblée nationale, d’Elections Cameroon, du barreau national et des organisations de la société civile. Des visites sont également prévues dans quelques cellules de commissariat et à la prison de Buéa.

Placée sous l’autorité de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine, la Commission est chargée de la protection et de la promotion des droits de l’homme et des peuples, ainsi que de l’interprétation de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

Parmi les communications pendantes devant la Commission africaine se trouvent celles du  Southern Cameroon National Council (Scnc), qui demande l’indépendance des deux régions anglophones du Cameroun, et celle de Abba Aboubakar, le président du parti politique dénommé Révolution camerounaise du peuple uni, qui reproche au chef de l’Etat de n’avoir pas avoir organisé d’élections, comme le veut la loi, pour remplacer les sept députés décédés au cours de l’actuelle législature. Abba Aboubakar demande donc à l’organisation panafricaine d’intervenir auprès des autorités camerounaises pour organiser des élections législatives partielles.

S’agissant du premier cas, l’on sait que même si le droit à l’autodétermination des peuples qui s’estiment victimes d’oppression est reconnu par le droit international, la Commission africaine a toujours interprété sa charte en privilégiant la préservation de l’intégrité territoriale des Etats parties. De plus, même après avoir donné des recommandations après étude de cas, la Commission africaine ne dispose pas encore d’un pouvoir coercitif pour les faire appliquer.

Anne Mireille Nzouankeu

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