Cameroun: l’usage reservé aux produits périmés dans certains supermarchés

A l’ Espace LandMark, on solde trois mois avant la date de péremption

Un hangar est aménagé dans le parking du supermarché Espace LandMark, situé au centre ville de Yaoundé. Cet endroit est réservé aux articles dont la maison souhaite accélérer la vente. « Il s’agit pour nous d’une stratégie commerciale visant à éviter que nos marchandises n’atteignent la date de péremption », dit Arsène Mvilongo, le responsable marketing et communication de ce supermarché. « Trois mois avant la date de péremption d’une marchandise, nous la sortons des rayons et la mettons dans ce box pour être liquidée », ajoute M. Mvilongo.

Une vue du supermarché LandMark


L’Espace LandMark se démarque par les prix qui y sont pratiqués. « 90% de nos marchandises sont vendues à 1500 Fcfa l’unité. Mais les prix des produits sortis des rayons sont rabaissés jusqu’à 500 Fcfa », dit M. Mvilongo. Ce jour, des denrées alimentaires sont trouvées dans le hangar spécial. Des jus de fruits sont vendus à 800 Fcfa, des sauces tomates coûtent 500 Fcfa. Ici, on y retrouve aussi des confiseries, des produits cosmétiques ainsi que des marchandises ayant déjà fait plus d’un an dans le magasin, à l’exemple des sacs de classe. Les clients se disent conscients du type de produits qu’on y vend.  Mme Amougou, par exemple, affirme qu’ « avant d’entrer dans le magasin principal, je fais d’abord un tour par ici pour acheter les produits que je vais consommer dans la semaine car,  ils sont vendus à moitié prix ».


Il existe dans ce supermarché d’autres mesures prises pour limiter la détérioration des aliments vendus. « Si par exemple nous constatons qu’une boîte gonfle, nous la retirons des rayons, même si la date de péremption n’est pas encore échueil est arrivé une fois que nous ayons quelques jus de fruits périmés. Nous les avons vidés et avons jeté les emballages vides. Depuis ce jour,  nous prenons des mesures pour que cela n’arrive plus. A une semaine de la date limite de consommation, nous offrons ces produits comme bonus aux gros clients. Nous prenons toutefois la peine de les mettre en garde sur la date limite de consommation », précise M. Mvilongo. », précise le responsable marketing.  Malgré ces précautions,  «


Au supermarché Skt, on se débarrasse des produits périmés


Ils sont jetés dans la poubelle dès le lendemain de la date limite de consommation.

Au supermarché SKT ce jour, les employés font le ménage dans les rayons. « Nous  avons beaucoup de produits alimentaires qui ne seront plus consommables d’ici deux semaines. Nous sommes en train de les recenser. Nous les classerons ensuite sur une étagère pour lancer une promotion », déclare une vendeuse. A la question de savoir ce qu’il adviendra des invendus, Ronaldo, le superviseur du magasin, répond que ces marchandises « seront jetées à la poubelle dès le lendemain ».

Une affirmation qui fait grincer quelques dents.  « Pourquoi jeter tous ces produits alors qu’on pouvait les offrir aux nécessiteux ? », s’exclame une cliente. Ronaldo défend son commerce.  « Nous ne voulons pas de problèmes avec la réglementation. Nous ne pouvons pas offrir des produits dangereux aux consommateurs », lance-t-il.  Des propos qui réjouissent  son collègue Ricardo, qui ne cesse d’hocher la tête en signe d’approbation.

Le supermarché Skt à Yaoundé


Dans ce supermarché, on propose aussi bien des appareils électroménagers que des denrées alimentaires, à l’exemple des produits laitiers, des fruits et des conserves. Quelques produits à consommer de préférence avant le 20  mars 2010, sont déjà en promotion. On y retrouve ainsi des sauces vinaigrettes vendues à 500 Fcfa, des savons de toilette à 250 Fcfa, ou encore des biscuits dont les prix varient de 600 Fcfa à 2.000 Fcfa. Pour une boite de lait en poudre achetée, le magasin offre une cannette de jus de fruits.

A propos nzouankeu

Bonjour Je suis Anne Mireille Nzouankeu, journaliste camerounaise. Je m'intéresse aux questions de développement, droits de l'homme, environnement et santé. Je suis lauréate de plusieurs prix journalistiques parmi lesquels -3ème prix Afrique du Lorenzo Natali awards 2011, le plus prestigieux prix journalistique dans le domaine des droits de l'Homme -Finaliste du Dabra 2011, un prix international qui récompense les meilleurs journalistes africains dans le domaine de l'économie -Lauréate du projet Twenty Ten, une collaboration entre World Press Photo, FreeVoice, Africa Media Online et Lokaalmondiaal soutenue financièrement par la Dutch Postcode Lottery. Ce projet a permis à plus d’une centaine de journalistes africains originaires de 34 pays de rédiger des articles en profondeur sur le football africain et sur l’impact de la Coupe du Monde 2010 sur le continent.
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